Site Web du Dr Marc GIRARD

Un scandale sanitaire par jour…

Baclofène, Mysimba, risque de cancer.
dimanche 4 janvier 2015 par Marc Girard

Quand on prétend s’attaquer à la criminalité des industries de santé (et, bien évidemment, à leurs complices), le risque est grand de se trouver toujours en retard d’une guerre, tant leur puissance de nuisance apparaît inépuisable. Alors qu’au moment où je débute cet article, il ne s’est pas encore écoulé trois jours pleins de l’année 2015, il est d’ores et déjà possible d’identifier au moins trois scandales dans l’actualité sanitaire depuis le Nouvel An : un par jour [1]…

Baclofène

Le premier scandale de cette nouvelle année est en rapport avec la récente mise en garde de l’ANSM concernant l’utilisation détournée de ce médicament comme coupe-faim. Le communiqué de l’Agence est daté du 22/12/14, mais il aura fallu attendre la nouvelle année pour en avoir l’écho dans la presse grand public (Le Parisien, 02/01/15). À y regarder de plus près, ce nouveau développement autour du baclofène recèle lui-même deux scandales distincts.

  • La mise en garde de l’ANSM évoque textuellement « le risque de survenue d’effets indésirables potentiellement graves associés à l’utilisation du baclofène » (c’est moi qui souligne). C’est bien gentil de le clamer aujourd’hui, mais il est utile de rappeler que lorsque ce produit a été promu par Ameisen comme médicament-miracle contre l’alcoolisme, ce fut sur l’idée qu’en sus de son efficacité prodigieuse, il était dépourvu d’effets indésirables (dixit un médecin paraît-il éminent) ; et qu’ils s’étaient trouvés bien seuls, les trouble-fête qui avaient osé semer le doute sur ce point pourtant central dans la promotion de cette nouvelle indication…
  • En justifiant sa mise en garde par « l’absence de démonstration d’un bénéfice dans ces situations [de régime amaigrissant] » et en opposant, pour cette raison, cette indication aux autres dont l’alcoolodépendance, l’ANSM crédibilise implicitement que « la démonstration » du bénéfice aurait été apportée pour le baclofène dans le traitement de cette dépendance. Manque de pot : c’est faux, les plus optimistes des études réalisées dans cette indication ayant conclu à la nécessité de mettre en place des « études randomisées en double aveugle ». Compte tenu de la complexité et de la durée prévisible de telles études – pour autant qu’elles soient jamais mises en place – on est encore un peu loin de la « démonstration » évoquée par l’ANSM comme allant désormais de soi. Il est instructif, et plutôt préoccupant, de saisir à l’œuvre la rhétorique fallacieuse de l’ANSM. Constatant, en avril 2014, qu’on était « dans l’attente [des] résultats » d’études en cours, l’Agence avait justifié l’octroi d’une recommandation temporaire d’utilisation en arguant que « le rapport bénéfice/risque de ce médicament pouvait être présumé favorable sous certaines conditions » (c’est moi qui souligne). Moins d’un an après et sans qu’on soit informé du moindre résultat nouveau, on est passé d’une « présomption » (et encore : « sous certaines conditions ») à une démonstration. Dès les premiers jours de janvier, par conséquent, on a déjà un sérieux candidat pour le prix Meirieu-Belkacem 2015 : amusez-vous à imaginer une classe de mathématiques où, sommé par son professeur d’apporter la démonstration d’un résultat, un élève s’autoriserait à répondre qu’on peut le « présumer »…

Mysimba

Tous ceux qui se sont tant soit peu intéressés aux anorexigènes savent que, pour des raisons qu’il serait utile d’analyser de façon plus fondamentale, on n’a jamais été capable de mettre au point un coupe-faim dépourvu d’effets indésirables significatifs [2] : faut-il rappeler l’orlistat, le sibutral, les fenfluramines, le mazindol ?... Il n’y avait donc pas besoin d’être grand clerc pour entretenir quelques doutes quant à l’intérêt du dernier anorexigène en date, Mysimba, sachant de plus qu’il n’a d’autre originalité que d’associer deux produits plus anciens, naltrexone et bupropion [3], dont les effets indésirables sont déjà bien connus [4].

Or, qu’apprend-on en ces premiers jours de janvier ? Tout simplement que ce médicament plus que douteux, déjà autorisé aux USA, a obtenu mi-décembre un avis favorable des autorités européennes contre l’avis de la France, qui « a voté contre cet avis estimant que la sécurité du produit n’était pas suffisamment établie et a ainsi déposé un minority statement » [5].

Alors là, on n’y comprend plus RIEN ! Élaborée dans le sillage de la terrible affaire Médiator, à l’initiative glorieuse de Xavier Bertrand, votée grâce à l’intrépidité de Gérard Bapt et quelques autres héros plus ou moins abonnés aux libérales festivités de Lourmarin, saluée comme considérable par de valeureux « lanceurs d’alerte » qui pérorent sur tout sans connaître grand-chose (surtout en matière de réglementation pharmaceutique…), la « réforme du médicament » de 2011 n’était-elle pas censée mettre un terme à d’abominables pratiques et garantir à jamais la protection des Français contre le risque des médicaments défectueux ? Sachant de toute façon que quelles qu’aient pu être les éventuelles imperfections résiduelles de cette loi admirable, celles-ci eussent dû se voir nécessairement éliminées par le décès ultérieur de Jacques Servier – seul responsable, comme chacun sait, de la criminalité pharmaceutique contemporaine : plus de Servier, plus de problème – cela allait de soi. Et il faudrait maintenant admettre que nous serions impuissants à empêcher l’introduction, via un enregistrement européen, d’un médicament dont même nos « experts » – qui n’ont jamais donné la moindre preuve d’extrémisme en matière de pharmacovigilance – mettent en doute la bonne tolérance ?

On se serait moqué de nous, alors [6] ?

Sans forfanterie, nonobstant mon horreur personnelle des redites mais simplement parce qu’il n’y a aucun réglage supplémentaire à opérer quand on a déjà tapé dans le mille, on me permettra de reprendre mot pour mot la mise en garde que j’adressais dès le 31/01/12 à tous ceux qui, à l’instar du FORMINDEP, célébraient béatement cette nouvelle loi Bertrand comme un progrès spectaculaire dans la sécurité pharmaceutique : en trois ans, elle n’a pas pris une ride – et cette affaire Mysimba en est l’éclatante illustration.

« Par quel aveuglement les parlementaires et ministres français s’imaginent-ils qu’une réformette franco-française de circonstance influera sur une dynamique d’enregistrement lourdissime et strictement gouvernée par des textes supra-nationaux ? Eu égard au fait que la plupart des médicaments qui menacent vraiment la santé publique sont d’ores et déjà issus de procédures internationales, comment les responsables de notre pays s’imaginent-ils qu’ils peuvent protéger la santé des Français par des mesures strictement nationales [7] ? »

Risque de cancer

Je n’aurais probablement pas spontanément remarqué cette étude tant elle apparaît banale : mais c’est l’étrange écho qu’elle a rencontré ces derniers jours dans la presse grand public qui la rend significative. Pour aller à l’essentiel, deux chercheurs américains soutiendraient qu’une bonne part des cancers serait due à des mutations plus ou moins aléatoires lors des divisions cellulaires : il en résulterait, notamment, que le risque de pathologie maligne augmenterait avec le temps et que, par conséquent, il se ferait de plus en plus élevé à mesure que l’on avance en âge. En d’autres termes, la majorité des cancers correspondraient tout simplement à « une maladie du vieillissement » (Le Monde, 01/01/15).

À dire vrai, il n’y a rien de bouleversant dans ce constat qui correspond à ce que nous avons appris – du moins : à ce que nous aurions dû apprendre – lors de nos études. J’en veux pour preuve que sans prétendre à la moindre compétence spécialisée en matière de cancérologie, j’ai plusieurs fois soutenu – lors de débats publics ou sur le présent site (ICI et ) – qu’un cancer était l’une des façons les plus naturelles de « mourir de vieillesse ».

La véritable surprise, par conséquent, n’est pas dans la conclusion archi-connue de cette étude américaine [8], mais dans le fait qu’elle apparaisse comme une nouveauté. N’en déplaise aux agents promotionnels des industries de santé, la première raison de l’augmentation du nombre de cancers, c’est… l’allongement de la durée de vie : on fait de plus en plus de cancers à mesure qu’on vieillit [9]. Mais il faut quand même bien finir par mourir de quelque chose...

Par rapport à d’autres besoins de santé publique bien plus criants quoique moins spectaculaires, s’il est exact que le nombre de cancers augmente naturellement en proportion de l’allongement de la durée de vie, comment justifier la propagande de nos responsables – et de nos présidents de la République, en particulier – autour de marottes telles que leurs « plans cancer » – sachant de plus que la prévention des cancers dont la fréquence est effectivement susceptible d’être réduite par des mesures collectives (relèvement des normes de protection, contrôle de la pollution et des importations, etc.) est toujours le parent pauvre desdits plans au profit de mesures individuelles scandaleusement plus onéreuses qui visent des pseudo-préventions (vaccins contre les HPV ou les hépatites), des dépistages inopérants (mammographie, prostate…) ou des remboursements indécents de médicaments dont la toxicité est nettement plus évidente que les bénéfices ? Là encore, tout a été fait – et au plus haut niveau – pour désinformer les gens [10] et justifier une scandaleuse inversion de la logique supposée justifier la solidarité nationale : il s’agit bien, désormais, de détourner, via l’assurance maladie et les mutuelles, l’argent des pauvres ou des modestes au profit des lobbies sans foi ni loi [11].

En guise de voeux

Pour finir et en guise de vœux pour la Nouvelle Année, qu’il me soit permis de reprendre une interview très émouvante de Jean Ziegler et qui vient, elle aussi, de paraître (Courrier International, 02/01/15 : c’est moi qui souligne).

« L’indifférence n’est pas constitutive de la conscience collective actuelle. Elle est le résultat d’une aliénation induite, poussée à l’extrême par les appareils idéologiques du capital financier mondialisé, qui ont réussi à fermer la conscience des hommes, alors que celle-ci est, par nature, solidaire et empathique. (…)
Convaincre la victime de l’inéluctabilité de ce qui lui arrive, que c’est la loi de la nature et non pas le fruit des agissements de la classe dominante [12] , c’est gravissime ! Il faut le dénoncer ! En démocratie, il n’y a pas d’impuissance.
Le sentiment d’impuissance est induit par les multinationales de l’ordre capitaliste globalisé. Celles-ci ont des divisions de communication très puissantes, qui aliènent les citoyens en les transformant en consommateurs n’aspirant qu’à consommer. Et l’indifférence qui est la conséquence extrême de ce sentiment d’impuissance n’est pas constitutive de l’homme : l’empathie l’est, tout comme la solidarité ».

J’ai bon espoir que mes visiteurs apercevront sans peine le rapport de ce propos avec le présent article et, par-delà, avec la réflexion politique et morale qui inspire tout mon site.

PS du 08/01/15

La publication par Le Monde (07/01/15) d’une tribune très douteuse consacrée à cet article américain, intitulée "Non, le cancer n’est pas le fruit du hasard" et signée par... une sociologue, m’amène à préciser quelques points afin de minimiser le risque de fausses controverses à la suite de ma propre contribution.

Il n’est pas douteux qu’une certaine proportion des cancers soient en rapport avec des causes exogènes de type pollution (environnementale, alimentaire, pharmacologique, etc.) et il est éminemment vraisemblable qu’au moins en nombre absolu, ceux-là sont en augmentation [13]. Or - et je l’ai souvent souligné sur ce site ou dans mes interventions publiques - ces cancers a priori "évitables" dont la prévention relève de décisions politiques sont toujours le parent pauvre de tous les plans cancers, lesquels préfèrent se concentrer sur ceux qui pourraient être évités par une modification des comportements individuels (tabagisme, alcoolisme, notamment). En ce sens, notre sociologue a raison d’insinuer que l’article américain auquel j’ai cru bon de réagir pourrait servir les intérêts douteux des lobbies industriels qui ont un intérêt évident à ce que l’on ne cherche pas à réduire leurs nuisances environnementales [14].

Mais la vérité étant rarement dans les extrêmes, ce constat n’autorise aucunement à prétendre tout de go, comme le fait notre contributrice du Monde, que le cancer serait "évitable". Même s’il est évident qu’il existe d’autres causes naturelles de mortalité que les cancers, je maintiens que la fréquence de ceux-ci est également très corrélée à l’allongement de la durée de vie et que nier ce fait de façon aussi catégorique revient à encourager les contemporains dans leur espoir fou d’immortalité, avec toutes les conséquences que je ne cesse de dénoncer en termes de médicalisation : beau sujet, pourtant, pour une sociologue [15]...

[1] Et encore : en se limitant aux scandales que la presse consent à évoquer (ceux dont elle ne parle jamais – voire ceux qu’elle s’acharne à dissimuler – étant bien plus nombreux) et pour se concentrer sur l’actualité sanitaire seulement…

[2] Quant aux bénéfices, c’est encore pire : qui a jamais vu un obèse revenir à un poids normal grâce à un anorexigène ?

[3] On rappelle en passant que dans les années 1980-2000, les autorités françaises avaient fait une chasse féroce aux médicaments fondés sur l’association de plusieurs principes actifs. Cette extermination parfaitement planifiée a permis de débarrasser la pharmacopée d’un certain nombre de produits anciens, « d’usage bien établi » (comme le dit la réglementation), généralement vendus pas très cher par de petites firmes familiales. Ainsi opérée cette purification ethnico-pharmaceutique (Girard M. L’innovation thérapeutique, critère à géométrie variable. Décision Santé 1992 ;16:22-23.) sous les applaudissements de Prescrire et de quelques autres Grands Lucides, la place est libre, maintenant, pour réintroduire des médicaments conçus exactement sur le même concept d’association, mais fabriqués cette fois par des lobbies incontrôlables, à un tout autre risque iatrogène et à un prix sans commune mesure…

[4] C’est d’ailleurs faire trop d’honneur à nos autorités sanitaires que d’utiliser cette formule rhétorique excessivement bénigne : "bien connus". Un article qui m’avait échappé lors de la rédaction du mien indique que l’on est en train d’identifier de nouveaux effets indésirables graves (de type cardiovasculaire : hypertension sévère...) avec le bupropion, déjà utilisé dans le sevrage tabagique. C’est là un des mystères de la pharmacovigilance auxquels je suis confronté depuis maintenant plus de trente ans : l’élargissement des indications d’un médicament à mesure qu’il dévoile son potentiel d’effets indésirables... En l’espèce, on frise l’odieux : risquer de se péter un vaisseau dans la tête dans l’espoir incertain de perdre 1 ou 2 kilos...

[5] Communiqué de l’ANSM, 29/12/14.

[6] L’hypothèse du foutage de gueule est crédibilisée par un autre événement aussi célébré en ce début d’année que la réforme Médiator en son temps, et peu ou prou échafaudé par les mêmes acteurs : à savoir l’élimination du bisphénol A dans les contenants alimentaires. Les promoteurs, officiants et sectateurs de cette nouvelle démonstration d’audace ont juste oublié de nous dire : i) quels produits chimiques seront utilisés à la place ; ii) si les substituts imposés par une impréparation tragiquement démagogique ne risquent pas d’être encore plus toxiques que le bisphénol A (problème d’ailleurs classique en matière de chimie ou de pharmacie, mais apparemment ignoré de nos parlementaires, des « experts » à la botte et des « lanceurs d’alerte » qui prennent tellement plaisir à se tenir chaud tous ensemble une fois qu’ils sont tombés dans les mêmes pièges à cons). Quelques jours après la mise en ligne du présent article, la presse admet qu’il n’existe aucune preuve que les substituts du bisphénol A aient moins de risque que le produit qu’ils remplacent (Le Monde, 21/01/15).

[7] On relèvera à ce sujet que diffusée à partir du 29/08/11, la dernière version des Bonnes pratiques de pharmacovigilance admet que les autorisations délivrées par l’autorité européenne sont "contraignantes" : dommage que Bapt et Debré ne nous l’aient pas dit...

[8] Même si, faute d’une connaissance suffisante de la littérature sur le sujet, je ne m’autoriserai pas à juger l’apport strictement méthodologique des auteurs pour confirmer ce que l’on savait déjà – ne serait-ce que sur la base des statistiques de morbi-mortalité.

[9] C’est d’ailleurs probablement la principale raison de la phobie toute spécifique des gens par rapport aux cancers – parmi bien d’autres morbidités a priori au moins aussi effrayantes : même s’il n’en ont pas une claire conscience intellectuelle, ils savent, dans leur for intérieur, que la fin de vie passe souvent par un cancer – non pas tant parce que les cancers sont « mortels », mais parce qu’un cancer est l’un des vecteurs les plus prévisibles de notre mortalité naturelle (et que c’est se moquer du monde d’accréditer qu’il y aurait grand-chose à faire contre ce destin).

[10] Incluant, hélas, pas mal de professionnels de santé qui se posent ensuite en relais complaisants de la désinformation dont ils ont été les cibles privilégiées.

[11] Pour être complet, on relèvera – ce n’est pas un hasard – que cette exploitation commerciale « du » cancer n’est pas l’apanage de la médecine académique. Il suffit de visiter les sites de « médecines alternatives/ holistiques/ douces » ou d’en consulter la littérature pour constater que dûment entretenue – voire exacerbée – par une propagande scientifiquement indigente, la cancérophobie ambiante est un fonds de commerce également fort avantageux pour ceux qui affectent de contester la médicalisation contemporaine : n’est-ce pas, Professeur Henri Joyeux ?...

[12] La médicalisation contemporaine offrant la figure extrême de cette perversion capitaliste : alors que jusque dans leurs comportements les plus intimes et leurs aspirations les plus naturelles (manger à sa faim, se loger…), les individus sont impitoyablement bornés par « les agissements de la classe dominante », celle-ci s’offre même le luxe de leur faire fantasmer que l’on pourrait, au contraire, jouer au plus malin avec la « loi de la nature » la plus inéluctable : notre mort…

[13] Même si l’argument n’est pas épidémiologiquement fondé et qu’il relève plutôt du pouvoir de constat citoyen, on ne manque pas d’être frappé, par exemple, du nombre et de la sévérité des cancers qui frappent des sujets pourtant extrêmement jeunes.

[14] Cette ambiguïté quant à la récupération possible d’une contribution scientifique quelle qu’elle soit n’est pas une spécificité d’espèce : peu de gens savent, par exemple, qu’une bonne part de la propagande antivivisectionniste (par exemple : des travaux montrant que des études in vivo n’apportent rien par rapport aux études in vitro qui n’exigent aucun sacrifice animal) est financée par les industries chimiques (firmes pharmaceutiques incluses) qui sont effectivement parmi les instances qui ont le plus d’intérêt à un resserrement de la législation sur la protection des animaux (et, par voie de conséquence, à un relâchement des prérequis réglementaires imposant des tests chez lesdits animaux). Les situations réelles sont souvent bien plus complexes que ne le laisse transparaître une protestation outrée, éventuellement cristallisée autour de quelques figures médiatiques - n’est-ce pas Brigitte ?...

[15] C. Lafontaine, La société post-mortelle, Seuil, 2008.


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