Site Web du Dr Marc GIRARD

Le féminisme au chevet du « blaireau de base »

samedi 29 novembre 2014 par Marc Girard

Tombée avec un peu de retard sur la mise en ligne de l’interview finalement non publiée qu’elle avait néanmoins sollicitée pour la revue Nexus, la journaliste qui l’a mise au rebut s’est émue que je n’aie pas pris la précaution préalable de « [venir lui] en parler directement » : ce qui lui pose problème, apparemment, ce n’est pas sa position de censure, c’est qu’elle soit connue [1]. Dans ma réponse, je lui demande de quoi j’étais, moi, supposé lui parler, en insinuant que quitte à reprendre contact, il eût été peut-être plus judicieux que ce soit elle qui prenne l’initiative avant la publication de son article, selon une déontologie journalistique qui, à mon humble avis, devrait systématiquement s’imposer [2] ; qu’en tout état de cause, je n’étais demandeur de rien, que je ne contestais en rien ses choix éditoriaux même radicaux, mais que c’était bien mon droit de récupérer une interview dont elle avait été la demandeuse avant qu’elle ne décide, sans m’en avertir le moins du monde, de la jeter au rancart.

On relèvera de prime abord comme prodigieusement incongru qu’alors que je m’étais même pas abaissé à lui demander la moindre explication sur son revirement, ce soit elle qui me demande de justifier de n’avoir pas laissé au fond de sa poubelle une intervention que, comme d’habitude, j’avais soigneusement préparée et qui valait bien, à ce titre, d’être portée à la connaissance d’au moins mes lecteurs.

Selon l’éthique constante du présent site, c’est bien par sa portée générale que la conclusion de notre échange me paraît mériter d’être mise à la disposition du public – assortie du commentaire qui suivra.

Les réactions de mes lecteurs après mise en ligne du 22/11/14 m’ont conduit à ajouter un post-scriptum. Puis, j’ai rajouté un second post-scriptum en date du 29/11/14.

La journaliste de Nexus

« (…) donc pour conclure, je vous dirais que ma tâche ici est de synthétiser et de démocratiser des choses compliqués pour les rendre à mes lecteurs sous une forme accessible (sans en modifier le sens pour autant) et que vous cet aspect là n’est pas votre fort. Je pense que votre méticulosité fait que vos résultats de recherche sont intéressants et fiables mais à quoi bon faire tout cela si seule une élite minoritaire aura le courage de vous lire. Je suis une "passeuse" de parole, j’aime les gens et les informer mais informer un certain nombre nécessite de mettre en place certaines règles pour les intéresser et faire qu’ils apprennent des choses sur lesquelles jamais ils n’auraient eu le courage de se documenter de manière complète. Sur ce, bonne continuation ! »

Ma réponse

« Ouaou !!...

Je veux bien que seule une « élite minoritaire » ait le courage de me lire, mais il faudra alors expliquer ma paradoxale survie dans le débat public (exceptionnelle dans le paysage français pour quelqu’un qui n’a aucune attache institutionnelle), sachant, de plus, que je ne suis jamais demandeur de quelque médiatisation que ce soit, pas plus avec vous qu’avec quiconque. Il n’est cependant pas de semaine que je ne sois contacté par un journaliste sollicitant un éclairage.

En revanche, vous me permettrez de m’interroger sur votre conception du « passage de parole » et de la « démocratisation » sachant que, sauf erreur de lecture, mes seuls propos que vous avez retenus ont été extraits de mon livre, qui est en accès public : il n’y avait aucune nécessité d’un contact personnel entre nous pour ce faire. Personne ne vous conteste la liberté de vos choix éditoriaux, mais vous poser comme « passeuse » relativement à une interview que vous avez strictement ignorée après l’avoir dûment sollicitée me paraît plus qu’abusif.

Je reçois quasiment tous les jours des courriers de personnes très simples, me confirmant s’il en était besoin que je ne suis pas si « inaccessible » que cela. En revanche – et notre échange en est une illustration éloquente – si certains de mes propos apparaissent « illisibles » à de nombreuses personnes, ce n’est pas parce qu’ils sont obscurs ou confus : c’est qu’ils leur sont proprement intolérables (et il n’y a pas besoin d’avoir lu tout son Freud pour l’avoir bien senti avec vous dans le creux de nos échanges)… Il y a donc abus de langage – et falsification de valeurs – à déguiser comme œuvre de « passeuse » ou de « démocratisation » à l’endroit des gens simples un réflexe (que je ne connais que trop : d’où mes précautions préliminaires relatives à cette interview) qui n’est rien de moins qu’une CENSURE – et particulièrement radicale en l’espèce (0% du contenu publié [3]…).

Les gens simples ont plus de « courage » intellectuel et moral que vous ne le fantasmez : cela fait trente ans que j’entends journalistes et éditeurs prétexter les limites intellectuelles du « blaireau de base » (BB dans les salles de rédaction) pour imposer l’étroitesse de leur idéologie, justifier leur pusillanimité et légitimer leur censure.

Bien à vous. »

Outre par l’éclairage qu’il apporte sur un inconscient journalistique ou éditorial, dont j’ai déjà parlé, qui permet de justifier n’importe quelle censure par les limites intellectuelles présumées du lecteur (ou de dissimuler les pires renoncements sous le manteau des grands principes d’une profession qui n’en a décidément aucun), cette interview avortée recoupe, en une convergence aussi fabuleuse qu’instructive, celle que j’ai évoquée dans mon dernier livre (pp. 22-3 et 147) : sollicitée par un grand magazine féminin, également consacrée à la violence médicale sur les femmes, elle s’était trouvée (exactement comme avec Nexus) totalement écartée dans l’article finalement publié lequel, en revanche, – cela ne s’invente pas ! – s’achevait lui aussi sur le point d’orgue d’un entretien avec Winckler (dont l’inconscient misogyne est à peu près aussi discret qu’une baleine dissimulée sous un gravier, et qui pousse la condescendance envers les femmes jusqu’à prétendre leur enseigner des « trucs » pour ne pas salir les draps en faisant l’amour [cf. La brutalisation…, pp. 75-6.])... La seule divergence entre ces deux articles – mais qui achève de donner toute sa portée à leur comparaison – c’est que la première journaliste était au moins aussi âgée que moi tandis que la seconde, apparemment, n’a que 26 ans : on a donc là, au travers des générations, une remarquable continuité de rejet à l’endroit de mes positions…

Au-delà des faux prétextes sur les contraintes de place (j’avais scrupuleusement respecté le volume qui m’avait été fixé pour Nexus), sur la nécessité d’opérer une sélection, sur l’impossibilité de reproduire en l’état des propos réputés obscurs ou difficilement compréhensibles, cette impressionnante convergence journalistique illustre un phénomène plus général, mais aussi bien plus significatif. La médicalisation du corps féminin est suffisamment dégradante pour que nombre de femmes en soient indisposées : d’où un certain intérêt spontané à l’endroit d’un professionnel qui n’a pas d’inhibition décelable à dénoncer cette violence, et même à la ridiculiser comme scientifiquement incongrue. Mais à partir du moment où un minimum de documentation et de réflexion amène à replonger l’état actuel des pratiques dans une continuité historique d’humiliation inhérente à la médecine, se pose forcément la question de la contraception orale : par quelle mystification une invention, dont personne ne saurait contester qu’elle soit imputable à cette médecine-là, a-t-elle pu être régulièrement célébrée – d’une génération à l’autre – comme « le » moment de la libération féminine (tout le reste – Winckler inclus – portant à croire qu’il s’agissait plutôt d’une avancée majeure dans l’oppression des femmes) ?

La censure aussi complète qu’injustifiée des deux interviews dont nous parlons confirme la dimension éminemment idéologique du problème. Car confrontées à une question pourtant incontournable, les journalistes que j’ai rencontrées ne font même pas même l’effort d’y réfléchir ou d’élaborer une contre-argumentation tant soit peu plausible : elles se replient farouchement sur une position de brutale mise à l’index, selon la stratégie fruste, mais efficace, du « cass’-toi pauv’ con »…

Il reste, heureusement, pas mal de blaireaux de base (comment on appelle, déjà, la femelle du blaireau ?) pour me conforter dans cette position de « pauv’ con » – et me passer des « passeuses » non sollicitées…

PS du 23/11/14. Une fidèle lectrice me communique la citation suivante de Bertrand Russel, qui pourrait effectivement servir de conclusion à cette histoire qu’une autre blairelle [4] de mes lectrices qualifie, à juste raison, de "sidérante" :

« L’ennui en ce monde, c’est que les imbéciles sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes »

PPS du 29/11/14. Sans la moindre inhibition décelable, la journaliste de Nexus revient faire le coup de feu, en m’adressant un e-mail plus que sec pour protester après la mise en ligne (22/11/14) du présent article.

Mes visiteurs savent que, dès sa création, j’avais désactivé la fonction "forum" du présent site. Ceux qui n’auraient pas encore saisi pourquoi sont invités à se reporter à ceux de mes articles qui ont été repris sur des sites tels que Agoravox ou Carevox, afin d’apprécier sur pièces la nullité prédominante des contributions que cristallisent les forums - lesquelles, loin de contribuer à l’approfondissement du sujet, fournissent surtout aux oisifs l’occasion d’exhiber, le plus souvent avec une férocité de frustrés, un moi-je généralement grotesque et, en tout cas, dépourvu du moindre intérêt collectif [5].

Mais si, toujours fidèle à l’éthique évoquée dans le chapeau du présent article, j’éprouve ici le besoin de reproduire cet échange malgré la pauvreté de son inspiration, c’est qu’il permet de documenter sur un exemple précis quelques-unes des tares les plus démoralisantes de l’époque, à savoir :

  • la vacuité déontologique abyssale d’une profession (le journalisme) toujours prompte à requalifier sur le mode héroïque les pires compromissions et les démissions les plus veules [6] ;
  • l’illusion d’illimitation entretenue par Internet, qui permet à n’importe quel bouffon de venir faire le bras de fer sur n’importe quoi avec n’importe qui : en l’espèce, on a là une péronnelle de 26 ans qui prétend, sans percevoir le moins du monde l’incongruité de sa posture, m’apprendre "la vie" ;
  • le biais matriarcal déprimant de l’époque actuelle, qui consiste à décrédibiliser comme intolérablement violente toute réfutation si argumentée soit-elle, ferait-elle même suite à une agression caractérisée : "Môman agit toujours pour ton bien et c’est très vilain de lui tenir tête" [7].

La journaliste de Nexus

« Je viens de prendre connaissance de votre dernier article révélant notre conversation privée.

Je suis étonnée que vous utilisez vous-même des procédés que vous rejetez quand on vous les applique (couper les propos) :-)

Pour ce qui est des autres termes utilisés "blairelle", etc. c’est tellement bas que je ne vois l’utilité de m’y arrêter un seul instant. Cela me semble être seulement la marque d’une certaine aigreur (l’énervement face à ce que vous n’avez pas aimé est compréhensible, l’aigreur est autre chose...) qui ne semble pas être prête de vous quitter. Je vais vous laisser penser de moi ce que vous voulez, vous êtes totalement fermé à ce que je peux vous dire donc comme ce n’est pas ma passion de frapper aux portes closes je vais cesser.

La citation que vous apposez à la fin est je trouve très juste, je vous souhaite un jour de comprendre qu’elle ne s’applique pas forcément à ceux que vous croyez.

Vous souhaitant une belle continuation et en espérant que vous comprendrez, malgré tout le mal que cela semble vous procurer, ma position et ce qui s’est passé. Faire l’effort de comprendre les autres est parfois difficile (surtout quand l’on se place au dessus d’eux) et je ne ressens pas d’ondes positives quand je vous parle alors je ne vais pas chercher plus longtemps à communiquer avec vous mais je vous souhaite tout le bonheur du monde et si c’est envisageable une certaine paix intérieure ou une compréhension du fait que si chaque chose devait se passer "comme il faut" dans la vie hé bien a ne s’appellerait pas la vie :-)

Bref, comme vous êtes totalement hermétique à mes propos je m’arrête là.

Bonne soirée Marc. »

Ma réponse

« Décidément, vous ne manquez pas d’air pour une gamine de 26 ans ! Au fond et si je comprends bien, me voilà accusé d’avoir rendu public un entretien privé à propos d’un entretien (interview en franglais) que vous aviez rendu privé alors qu’il était destiné à la publication ; au terme de quoi, et en sus, c’est vous qui vous auriez été censurée (« couper les propos »). Avec un aplomb aussi inébranlable et une déontologie aussi lumineuse, tous les espoirs vous sont permis dans le journalisme [8].

Je vous mets au défi de reprendre le moindre propos de nos échanges antérieurs qui modifierait significativement le sens – accablant – du dernier message que j’ai scrupuleusement reproduit (jusque dans ses maladresses de syntaxe et de ponctuation). La citation intégrale, voyez-vous, n’est pas une fin en soi, surtout à l’endroit d’une pensée comme la vôtre – assez simpliste pour se complaire aux puérilités démagogiques d’un Winckler.

Libre à vous de vous poser en professionnelle aguerrie forcée, avec moi, de contrôler un écervelé profus : mais outre que j’ai bien plus publié que vous (y compris comme « journaliste ») et qu’à ce titre, je maîtrise au moins autant que vous les contraintes de la sélection et du cadrage, vous n’avez pas encore compris (ou admis) que le débat ne visait pas votre façon de « couper » mes propos (sachant que nous nous étions de toute façon entendus sur le fait que vous ne vous le permettriez pas), mais l’arrogance sidérante consistant à me reprocher d’avoir repris mon texte pour mon usage personnel après que vous l’eûtes totalement CEN-SU-RÉ ! Avec une « passeuse » comme vous, on se retrouve vite pieds et poings liés au fond du lac, une grosse pierre autour du cou…

Je suis désolé que vous ne ressentiez pas « d’ondes positives » en me parlant, mais : i) comme me le disait avec longanimité mon petit-fils, alors âgé de 5 ans, pour me rassurer quand il ne cessait de me battre au Memory : « tu ne vas pas en mourir… » ; ii) ce n’est pas moi qui suis allé vous chercher ; iii) j’aurais pensé que cela faisait partie d’un savoir-faire élémentaire de journaliste que d’interagir proprement avec des gens même quand on ne les apprécie pas ; iv) c’est une conception assez invertie de l’interview que ce soit à la personne interrogée de « comprendre » celle qui vient solliciter son éclairage (sachant quand même que, comme illustré par la suite, j’avais – moi – parfaitement perçu l’épaisseur de vos préjugés et la ténuité de votre déontologie professionnelle)… Cultiveriez-vous la disposition inverse que vous ne vous seriez pas donné le ridicule supplémentaire d’entendre « blairelle » comme un terme « tellement bas » : celles qui se sont senties visées en ont été flattées et certaines me l’ont fait savoir avec humour et élégance, mais une fois encore, vous n’avez pas dû tout comprendre – demandez-vous pourquoi…

Pour conclure, chère Directrice de conscience plus jeune que la plus jeune de mes filles, je vous suggère d’attendre encore quelques années pour pouvoir justifier (avec mention des risques effectivement encourus) des réalisations existentielles qui vous autoriseraient à m’inculquer des leçons de lucidité, de « paix intérieure » et même – n’ayons pas peur des mots – de « vie ».

M »

[1] Notons au passage que l’objectif de cette mise en ligne, c’était de porter à la connaissance de mes lecteurs une réflexion complémentaire sur la misogynie médicale. Ce n’est que très accessoirement que j’avais indiqué le contexte dans lequel ce texte était né, n’ayant aucune illusion sur la déontologie journalistique et aucune inclinaison à polémiquer avec eux sur ce sujet qui, de mon point de vue, est parfaitement réglé depuis des décennies : on ne peut simplement pas leur faire confiance (cf. La Brutalisation..., pp. 79-81.)...

[2] Très claires, nos conventions étaient que, sur ses questions et selon le volume qu’elle m’avait fixé, je rédigeais l’interview intégralement, et qu’elle reprenait mes réponses sans y rien modifier : in fine, elle n’en a RIEN repris du tout, ce qui eût peut-être justifié qu’elle "vienne m’en parler directement"... En tout cas et alors que j’avais patiemment attendu la publication durant 3 mois, ce rejet radical me libérait évidemment de la moindre obligation à son égard : du moins croyais-je...

[3] Encore plus fort que Le Monde diplomatique...

[4] J’ai pris le temps de vérifier comment on appelle la femelle du blaireau : n’en déplaise aux journalistes féministes, je suis assez fier d’avoir pas mal de "blairelles de base" dans mon lectorat.

[5] Sans avoir les moyens matériels de vérifier cette intuition statistique, je soupçonne le nombre de visiteurs par site d’être influencé par l’accès à cette fonction forum : il est évident que certains visiteurs n’accèdent à certains sites que pour y prendre la parole.

[6] Pour ceux qui auraient perdu le fil, rappelons quand même que l’origine de la présente histoire est une interview dûment sollicitée par une journaliste, totalement mise au rebut sans un mot d’avertissement et dont la reprise sur le présent site (sans que je me sois même abaissé à solliciter la moindre explication - n’ayant plus grand chose à apprendre concernant l’éthique des journalistes) a suscité les protestations de l’intéressée au motif que j’aurais dû lui "en parler directement"...

[7] Il suffit d’aller sur les forums pour constater que ce biais matriarcal n’est évidemment pas limité aux femmes : il y a aujourd’hui plein de mecs qui aiment à jouer les mômans - on se demande bien pourquoi...

[8] Alors que les journalistes (au moins français) fournissent multi-quotidiennement l’illustration de leur amateurisme, on ne manque pas d’être frappé par leur entêtement et leur effrayante allergie à toute (auto)critique (dont témoigne, exemple parmi bien d’autres, la place minuscule laissée au courrier des lecteurs dans la presse française)… À peine trois mois après cet échange éloquent, l’inconcevable raté concernant la fausse mort de Martin Bouygues (annoncée par l’AFP et relayée à la vitesse de la lumière par les plus grands organes de presse) en offre un nouveau super exemple puisque, lui-même interviewé sur cette bourde incroyable, le journaliste à l’origine de cette fausse rumeur n’a rien d’autre à répondre que : "Je ne suis pas un abruti ! Je sais faire mon métier" (L’Obs, 28/02/15). Dans le même ordre d’idées, on rappelle que quelques semaines auparavant, la directrice exécutive de l’école de journalisme de Sciences Po (crème de la crème, paraît-il, de la formation journalistique, tout spécialement en matière de "déontologie" [Le Monde, 21/01/15]) s’est vue virée pour plagiat... Je ne parle donc pas en l’air en assurant ma jeune correspondante qu’avec une éthique et une méthodologie aussi intransigeantes que les siennes, elle a clairement un bel avenir dans la profession.


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